EVANGILESEIZIEME DIMANCHE DU TEMPS DE L’EGLISE – A


« Il leur proposa une autre parabole :
‘Le Royaume des cieux est comparable à un homme
qui a semé du bon grain dans son champ.
Or, pendant que les gens dormaient, son ennemi survint ;
il sema de l’ivraie au milieu du blé et s’en alla.’ »
Matthieu 13, 24 – 43.

Nous continuons ce dimanche de méditer sur le grand chapitre des paraboles dans l’Evangile de Matthieu. Jésus avait cet art de parler avec des images fortes. Elles sont attrayantes, ce sont des histoires faciles à retenir et dont les leçons ne cessent de se renouveler à chaque lecture.

La parabole du bon grain et de l’ivraie prend appui, comme toujours, sur l’expérience humaine : sur la terre des hommes existent le bien et le mal, l’amour et la haine, le vrai et le faux, le beau et le laid. Les deux entités se côtoient. Une particularité des êtres humains réside dans la capacité de souffrir physiquement et moralement. C’est vrai pour les personnes, mais ce l’est aussi pour les sociétés et les associations. En elle, le bien et le mal coexistent, les bons et les méchants. Il n’est pas toujours possible d’éradiquer le mal ; cela peut faire plus de mal que de bien.

Jésus dit que nous sommes le bon grain (13,38). Nous sommes les fils du Royaume. Est-ce si vrai ? Nous sommes appelés à l’être en tout cas, c’est-à-dire, comme le bon grain, de donner de bons fruits. Produire du bon fruit, c’est ce que Jésus attend de nous !

L’ivraie ! Elle existe autour de nous ; elle existe aussi en nous. De même que le bien et le mal, le bon grain et l’ivraie cohabitent dans le monde, ils cohabitent également en moi ! C’est pourquoi je ne cesse de prier, jour après jours « Jésus, fils de David, prend pitié de moi pécheur.

L’ivraie, je dois m’en méfier, la dénoncer comme ivraie, et quand elle est en moi, je dois la dominer. Mais je ne saurai l’éradiquer tout seul. Bien plus, je constate que Dieu, comme le maitre du champ de la parabole, ne cherche pas à l’éradiquer de moi, mais à l’étouffer, dirais-je par le bien qu’il m’invite à accomplir quotidiennement.

Cet ivraie donc, il ne nous appartient peut être pas de la couper sans discernement quand Dieu lui-même accède à la loi du temps. Certes, je dois combattre l’injustice, refuser toute complicité avec elle. Je sais déjà ce n’est pas si facile pour moi. Il m’est plus facile de condamner que de combattre ! J’aime, à ce propos rappeler cette parole lumineuse de la première lecture dans le livre de la Sagesse : « [Dieu, par ton exemple tu as enseigné au peuple que le juste doit être humain, à tes fils tu as donné une belle espérance, après la faute tu accordes la conversion » (Sagesse 12,19).

Dieu est implacable avec le mal, mais miséricordieux avec le pécheur. Sa modération est un exemple pour moi.

Seigneur Jésus, tu sais bien que partout dans le monde le mal côtoie le bien et la souffrance la joie. Mais tu nous invites à vouloir, de toutes nos forces, être ce bon grain qui porte du fruit sans nous soucier trop du reste. Apprends-nous, avec toi, à vivre dans la confiance et l’action de grâce, sans être tentés de devenir, des contrôleurs du mal au lieu de rester des artisans de paix, de justice et de joie. Amen.

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